Un semi-marathon à Majorque… … ou comment ne pas faire de pause estivale !

Ca y est, les vacances sont (enfin) arrivées et cette année, la destination c’est Majorque. Les bagages sont remplis de magazines de course à pied mais au niveau des intentions c’est plutôt piscine, plage et se remplir le ventre au restau de l’hôtel à midi et au bar pour le soir.

Conforté par la lecture des articles à la une de ces mêmes magazines qui préconisent de faire une pause estivale pour la course à pied (ou comment glander en toute sérénité), j’ai quand même pris mes baskets bien au fond des bagages mais je compte plutôt appliquer à la lettre leurs conseils. Il faut bien se rattraper parce que je n’ai pas forcément été très assidu pour appliquer ceux du mois précédent qui donnaient les méthodes de tortures pour obtenir un corps de rêve avant les vacances.

Bref, l’idée c’est de faire quelques sorties mais, si et seulement si, il ne fait pas trop chaud (laissant pour plus tard le soin de définir plus précisément la notion de chaud quand je serais allongé sur le transat de la piscine).

Et tout commence absolument selon ce plan, je suis en phase avec le rythme du touriste allemand, chaussettes et birkenstock en moins…

Puis tout bascule.

IMG_5423Anna remarque une toute petite affiche dans une rue non loin de l’hôtel écrite en allemand : « Achtung (qui a dit « bicyclette »?) route fermée pour cause de Halbmarathon… et ce dans 3 jours ».

Il ne me faut pas plus d’une heure pour me connecter au site de l’épreuve pour déchiffrer les conditions de participation en espagnol. Alors que mon vocabulaire s’arrêtait jusqu’à présent à « un, dos, tres » et à « gracias » que je transformais une fois sur 2 en « gracie » en italien dans le texte, je n’ai paradoxalement aucun mal à comprendre (croire comprendre?) tous les paragraphes si bien que je ne note pas d’indication qui empêcherait ma participation.

Donc adieu cocktail avec alcool à volonté, assiette surchargée de lard et de bacon… je dois être prêt à affronter les 30 degrés du départ de la course même si c’est à 19h30 pour éviter à la moitié des coureurs de mourir en route.

Jour J, je garde toutes mes forces pour le soir, j’ai l’activité d’un lézard au soleil sauf que même le soleil je l’évite. Puis l’après midi, toute la famille monte dans le petit train touristique pour nous emmener à l’endroit même du départ.

Inscription sans problème (« gracias… gracias… gracias ») si bien qu’on a même le temps de faire quelques boutiques de souvenirs.

Puis le moment arrive et je me fonds dans le troupeau des coureurs sur la ligne de départ. Autour de moi, il n’y a que des Espagnols, j’ai l’impression d’être le seul touriste. Ma stratégie est simple, c’était pas prévu, je ne suis pas des masses entrainé, il fait très chaud donc on va y aller assez cool et on verra ce qui se passe arrivé à la moitié.

« Un, dos, tres » et bang (attention il y a un petit piège ici, « bang » c’est le son du coup de feu, ce n’est pas « quatre » en espagnol).IMG_5611

Premiers kilomètres dans la petite station balnéaire où les touristes en tong nous regardent passer avec des regards interrogatifs puis on longe bien vite le littoral. Le soleil nous tape en plein sur la tête et je suis surpris de voir que je suis un des seuls à avoir une gourde d’eau. Alors qu’en France, principalement pour les trails ou dès qu’il fait un peu chaud, on se balade tous en mode chameau avec un sac d’eau sur le dos, ici ça court à minima, short et t-shirt mais c’est tout.

La route le long de la mer se finit bien vite et je m’aperçois que je vais un peu plus vite que prévu… il est temps de ralentir si je ne veux pas me retrouver assis sur le coté au 15e. Je passe devant notre hôtel, où mon fan club m’attend avec un petit vaporisateur d’eau (même si vu comme je transpire c’est plutôt un seau d’eau qu’il faudrait me verser sur la tête). On passe la route et on se retrouve dans une petit chemin caillouteux de garrigue si bien que le semi se transforme en trail, sauf que vu qu’il n’a pas plu depuis des mois, à la place de la boue, c’est un nuage de poussière qui se soulève à chacun de nos pas.

10e km, on rejoint la route et le soleil se couche à l’horizon. Jusqu’ici tout va bien même si l’organisation n’a pas oublié de mettre du dénivelé ce qui rend la tâche légèrement plus ardue. Ca monte, mais c’est tant mieux, ça veut dire que logiquement ça descendra pour la fin.

15e, je commence à être sec, il n’y a malheureusement rien à manger sur les ravitos, mais fort heureusement l’eau est en abondance pour boire et se la verser sur la tête.

Puis les derniers kilomètres arrivent, avec encore quelques passages dans les petits chemins de randonnées, et enfin la ville. Je me permets même d’allonger la foulées sur les 2 derniers kilomètres. La ligne, et vite direction le ravitos où la pastèque nous attend.

Au final 1h43, qui est mieux qu’espéré, pour une fois que j’ai bien réussi à gérer ma course en fonction des évènements extérieurs, je suis content. Et je le suis encore plus, parce que maintenant, le buffet à volonté, je l’ai bien mérité… et peut-être que dans les magazines de l’année prochaine en juillet, on verra des articles qui diront que pour mériter le buffet, il faut aller courir… qui sait!IMG_5621

2 réflexions sur “Un semi-marathon à Majorque… … ou comment ne pas faire de pause estivale !

  1. Jibé

    Courir pour mériter le buffet … c’est une bonne Maxime qui s’applique en général à chaque course …. quand on en bave, on pense à la bière pour se remonter le moral et quand tout se passe bien ou mieux que prévu, c’est la récompense.
    En tout cas tu as porté haut les couleurs françaises ! Bravo
    J’espere juste que tu ne t’es pas contenté d’eau et pastèque 🍉😉
    Profite bien !!!

    Aimé par 1 personne

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