Tout Cattenom Court by night… ou courir pour une crêpe…

Si vous cherchiez une raison de vous motiver afin de courir 12km de nuit, les pieds dans la boue, l’équipe de la TCC by night vous en sert une accompagnée d’un petit verre de cidre… et je peux garantir qu’après à peu près 1 heure de course, c’est probablement la meilleure crêpe que vous n’ayez jamais mangée…

Bon mais avant cela, commençons par le début…

C’est la saison des trails… la définition du trail est la suivante : course à pied, généralement dans la nature, où tu sais que tu vas galérer soit parce que c’est long, soit parce qu’il fait froid, soit parce qu’il pleut ou parce qu’il y a plein de boue. Quelquefois ces différents facteurs se combinent pour le plus grand plaisir du traileur (qui aura donc une bonne raison de râler à la fin de sa course).

Comme pour le trail de Cattenom, en ce début d’année, un seul de ces facteurs est présent, l’organisation a pris la décision de rajouter un autre critère afin d’être sûre de remplir les conditions de la définition du trail. C’est donc dans le noir et dans la boue que nous allons partir pour cette première édition by night.IMG_1092

Le jour tombe à peine quand j’arrive sur place (après avoir fait un petit détour dans le village parce que j’ai tendance à ne jamais me renseigner avant de partir si bien que je visite toujours un peu les alentours avant de trouver l’endroit exact d’une course). Le départ est à proximité de l’immense centrale qui nous domine de toute masse. Une petite descente dans la boue et l’herbe où je manque de peu de m’étaler et j’entre dans le chapiteau pour retirer mon dossard. Peu après, un autre coureur me rejoint dans la file mais lui déjà couvert de boue …! Je l’entends discuter avec son voisin pour lui raconter qu’il vient de se ramasser dans la petite descente… il a décidé de ne pas attendre que ça commence pour prendre un avant-goût…

Dossard retiré, accroché, quelques minutes d’échauffement et la nuit commence à tomber, signal de rejoindre la ligne de départ.

C’est parti, le premier kilomètre sur la voie verte et on bifurque dans les bois, où il est grand temps d’allumer sa frontale. Rapidement je m’aperçois, que la boue qu’on est venue chercher est bien au rendez-vous, ça glisse bien comme il faut… ce n’est pas aujourd’hui que je vais rentrer propre…

Une belle démonstration est d’ailleurs faite, quelques minutes plus tard où le coureur devant moi, rate un appui est s’allonge dans la boue (encore un autre qui va manger sa crêpe avec un léger arrière goût de terre!). Je l’aide à se relever, ça va pas de bobos et il repart sans problèmes.

Après quelques kilomètres, on arrive à la hauteur d’un grand ouvrage datant de la guerre de 39-45, l’ouvrage du Galgenberg qui est une construction faisant parti de la ligne Maginot. Le parcours bifurque et nous donne la chance de courir à l’intérieur des longs couloirs du bâtiment presque centenaire. J’ai un sentiment mêlé : apprécier cette chance tout en me disant que c’est à une dizaine de kilomètre de chez moi, et que je n’ai jamais pris le temps d’aller le visiter… il faudra y remédier…84636478_515876332392030_8614304489840574464_o

Puis après les longs couloirs, un long escalier pour nous remonter jusqu’à la surface. Et afin de se protéger des bombardements,  on se rend bien compte en courant qu’ils avaient précautionneusement construit bien profond… si je cours encore pour les premières marches, je me rends compte que je suis un peu optimiste si bien que le reste de la remontée se fait plus ou moins en marchant!

Ça fait quand même du bien de retrouver l’air frais et la boue, même si rapidement je me dis que cette dernière ne me manquant pas tant que ça finalement. Je poursuis le parcours en essayant de garder du rythme, mais je suis bien content de retrouver la fin du parcours avec la voie verte en retour. La boue, c’est en permanence un exercice d’équilibriste où il faut être tout le temps vigilent et d’autant plus de nuit.

A 500 mètres de l’arrivée, je rattrape le coureur devant moi, je lui tape sur l’épaule en lui disant que ce n’est pas maintenant qu’il faut lâcher, ce qui donnera  l’occasion d’un petit sprint sur la ligne d’arrivée (où il me met une pile par ailleurs).

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Voilà, encore une belle course… et comme prévu, après ça, la crêpe était l’une des meilleures que je n’aie jamais mangée (juste après les crêpes de mon épouse bien évidemment)… elle était délicieuse accompagnée de sucre pour moi, mais je me demande combien d’entre nous l’on accompagnée d’un petit peu de boue afin de prolonger l’expérience un petit peu…

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