Courir sur un tapis étape 2/4 : passer la porte du club de fitness

On s’est tous retrouvé dans la situation où, passé la porte d’un endroit on se demande « mais qu’est-ce que j’fais là ? ».

Police academy

Restons calme, réfléchissons. Tout d’abord mes motivations.  Au détour d’un bon repas, on parle avec des copains des premières courses  qui pointent le bout de leur nez dès la fin de l’hiver : « ça te dirait de venir faire un petit 13 kilomètres en mars ? ». Et là ça y est, mes pieds me démangent, évidemment que j’ai envie! (merci Christine!). Bon, il va falloir que je commence à voir petit à petit un plan d’entrainement pour ne pas être complètement à la rue pour cette course dans 3 mois (quoi 2 mois ? Ah oui, mars c’est dans 2 mois, merci de me mettre la pression), mais oui, j’ai bien envie de faire redémarrer la saison.

Il faut dire que pour l’instant au niveau entrainement, c’est pas à fond… en plus, quand je regarde par la fenêtre, il pleut!

Alors voila, la solution c’est donc ce fameux club de fitness. On attaque, on y va, c’est pas l’hiver qui va me stopper cette année.

Bon déjà il faut clairement faire une première distinction. Il existe selon moi 2 types de clubs de fitness. C’est assez facile de les distinguer, il faut passer la porte et faire à peu près 10 mètres à l’intérieur.

Dans le premier cas, tu rentres et tu attends environ 10mn devant « Tarzan » (ou plutôt son cousin : même carrure et même vocabulaire) derrière le comptoir occupé à expliquer comment il arrive à garder un bronzage sans marque de maillot à une jeune fille habillée de telle façon qu’elle arriverait à faire rougir tout un champs de fraises au mois d’avril. Toi, tu attends patiemment, et quand il se décide à lever un sourcil en ta direction, tu lui expliques que tu veux faire une séance d’essai. A ce moment il lève un doigt qui semble te désigner une direction que tu te dois d’interpréter par, soit qu’il s’en fout, soit que tu peux vivre ta vie et passer la porte pour faire ton essai. L’expérience à l’intérieur sera aussi intéressante mais l’endroit est dangereux : si dans tes pérégrinations, tu passes malencontreusement entre le grand miroir et « Arnold S. » occupé à lever des altères et à regarder son image dans miroir (comme quoi, si,si, si,  il peut faire 2 choses en même temps), il risque de t’envoyer à la figure un de ses haltères de 30 kg en  raison du manque de considération à son égard…. attends, passer entre le miroir et lui, si ça c’est pas un manque de respect ? Non, il ne fait pas bon flâner, il faut être vigilent, c’est une question de survie. A la fin, dans le meilleur des cas, si le cousin de Tarzan a fini sa dissertation avec miss printemps, il lèvera un sourcil pour te tendre la fiche des tarifs où tu te diras que c’est cher payé pour risquer ta vie.

Mais bon, je suis persévérant, je vais essayer un autre club.

Je rentre et personne derrière le comptoir. Jetant un coup d’œil aux alentours, je le vois au loin en train d’expliquer des exercices de tortures à des pauvres victimes innocentes. Il me voit… mais qu’est ce qu’il fait? Il court vers moi ! Qu’est ce que j’ai fais de mal? Je suis un peu rassuré parce qu’il se dirige vers moi sans haltères dans les mains. Il m’accueille, me salue chaleureusement (sympa) et quand je lui explique la raison de ma visite, il décide de me faire le tour du propriétaire. Bon évidemment, je n’ai pas la carrure d’un lanceur de javelot ukrainien et donc lui et moi, on n’est pas pareil. Mais il est sympa, il s’intéresse à mes motivations et me montre tout ce qu’on peut faire ici. Bon, moi c’est surtout le tapis de course et le vélo qui m’intéressent.

« Mais ça, j’y reviendrais dans ma prochaine chronique…. »

Sur le premier appareil, je m’aperçois que j’ai définitivement besoin de son aide parce que qu’il y a plus de boutons devant moi que dans un cockpit d’A320.

Et ça tombe bien, parce que dans ce club, ils sont vraiment là pour toi… une sorte d’impression se dégage où ils sont là pour partager leur amour du sport.

Après quelques temps passé, je pense que le choix d’un endroit pour pratiquer un sport (peu importe lequel) n’est important que par le fait des personnes qui s’y trouvent. Tu sais très rapidement si les personnes sont là pour partager leur passion du sport et t’encourager. Et c’est cela qui te fera rester et te sentir bien.

Et ça c’est hyper important, parce que même si on dit que ce n’est pas la taille qui compte, quand tu te rends compte que la taille des biceps de certains, c’est environ la taille de tes cuisses à toi… faut vraiment se sentir à l’aise dans ce club pour ne pas avoir besoin de 35 séances de divan chez un psychothérapeute.

Donc, cette première étape est passée, maintenant il va falloir s’intéresser à la machine elle-même… et là, c’est pas gagné pour atteindre ses objectifs afin d’être prêt pour le jour J.

A suivre…

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