Un petit tour de Metz en courant

En fait, au départ, c’était quand même plutôt mal barré. Je n’arrive pas exactement à me souvenir (normal je deviens vieux!), toujours est-il que le lendemain d’un entrainement au mois d’août, je n’arrivais plus à poser le pied par terre à cause d’un pic au niveau du muscle du mollet. Bilan, je crois que je me suis fait une belle déchirure. Quelques jours après, la reprise s’est faite de façon assez chaotique. En effet, je m’arrête pendant 3 jours, ça va mieux, je remets mes baskets pour aller dehors et je reviens en boitant et je râle… je m’arrête pendant 3 jours, je sens que ça va mieux, je remets mes baskets pour aller dehors et je reviens en boitant et je râle… je m’arrête pendant 3 jours… Bref, je respecte exactement le protocole du sportif convalescent à la lettre.

Au mois de septembre, je m’inscris à plusieurs courses (c’est quand même pas une petite douleur au mollet qui va m’arrêter). La première est finie tant bien que mal sur une jambe. Deux semaines après, pour la Ballastière à Hagondange, je ralentis un peu la cadence et finis donc sans bobos; Ça y est « I’m back baby » ! A fond sur la prochaine, à Amnéville où je m’arrête au bout de 3km dans la forêt et je rentre en marchant comme un couillon, la loose!

Et ce week-end, c’est le marathon de Metz. Evidemment que je ne vais pas me taper le marathon, mais à coté de ça, il y a les foulées Haganis : 7km au centre ville de Metz, à la découverte d’un siècle d’histoire. Celle-là, je ne peux pas la rater, c’est une de mes courses préférée de l’année. Seulement voilà, 7km, pour un marathonien, ça le fait rigoler (sauf quand ils sont situés entre le 35ème et le 42ème kilomètres!), mais pour moi, en ce moment j’ai un peu des doutes de pouvoir voir la fin du film.

Mais ce coup-ci, c’est pas pareil… je sens que ça va mieux! Alors je m’inscris!

metz-cathedrale

Et ce matin, je stresse. Je stresse pour 7 petits kilomètres. Pas de douleurs à l’horizon (enfin l’horizon proche, celui du mollet, un petit horizon vertical) mais je stresse en prenant mon petit déj’. Puis direction Metz, où toute la ville est animée par la passion de la course à pied.

Je rejoins un copain, mais il m’annonce qu’il sent la grippe arriver. On revoit donc la stratégie : celui qui meurt le premier, on le laisse sur le bord du chemin et l’autre essaye de terminer (appelée stratégie « 1 sur 2, ça sera déjà pas mal »).  C’est l’effervescence des grosses courses, une organisation au top où rien n’est laissé au hasard et où on a juste à se laisser conduire sur la ligne de départ dans l’atmosphère enivrée de la musique techno. On se faufile entre le gens qui s’échauffent en dansant face à des coachs déchaînés, pour aller au plus prêt de la ligne de départ.foulees-haganis

« A combien on part ? »

« Dans notre état, si on veut avoir une chance, il faut qu’on finisse rapidement, on va tenter 4’15 au kilomètre » … « ok? »… « ok »

Le coup de feu est donné, on se faufile mais ça court plutôt bien devant. Au bout de 500 mètres, les symptômes de la grippe ont raison du rythme fixé, un dernier regard et je comprends qu’il faut qu’on fasse notre course séparément. On passe sous le tunnel devant la gare de Metz, seul petit regret pour ce parcours, parce que c’est un superbe bâtiment, puis direction le centre-ville. La moitié de la course se fait dans les rues piétonnes, passant par la rue des Clercs, la rue Serpenoise qui sont la plupart du temps gorgées de monde mais pour l’occasion transformées en piste d’athlétisme… c’est absolument génial!

Arrivé au 5ème kilomètre, le mollet se rappelle à mon bon souvenir. Je serre les dents, allez, ça va tenir. temple-metzArrivent les quais de la Moselle et ses pavés. Un rayon de soleil nous accompagne le long de l’eau, comme pour nous encourager. On suit le long du canal et son atmosphère bucolique. Une dernière remontée pour le dernier kilomètre, vers l’arrivée sur la Place de la République. Une dernière pensée pour positiver, j’allonge la foulée on tente le tout pour le tout, si ça lâche maintenant, tant pis je terminerais sur les mains.

Puis enfin, l’euphorie de la ligne d’arrivée, il y a plein de monde, plein de bruit, on ne sait plus trop où on est , je lève les yeux pour voir que le chrono de 28min47,  puis les bras levés on m’arrête pour me mettre la médaille autour du cou. Seulement 7 petits kilomètres  mais je suis heureux comme un gamin qui a vu le père Noël.

Puis, à peine 3 minutes plus tard, je vois mon coéquipier et sa grippe passer la ligne à son tour. Je crois que j’aurais même pas vu la couleur du derrière de son short pendant les 300 premiers mètres s’il avait été dans son état normal. On rentre ensemble, bien contents d’avoir participé à cette bien jolie course à la découverte de certains des endroits les plus jolis de Metz.

Quand à moi, je crois que maintenant il faut que je laisse reposer un peu mes jambes pour guérir complètement… même si je sens déjà que ça va mieux…

 

2 réflexions sur “Un petit tour de Metz en courant

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