Hemera trail… 17 km comme à la maison…

La rentrée s’annonce demain, les écoliers préparent leur cartable, et c’était donc l’heure pour moi de faire aussi ma rentrée runnistique. Donc après avoir récemment déménagé, les courses à faire dans les environs vont aussi se renouveler.  Et quoi de plus beau que de commencer par un trail qui s’organise à environ 300 mètres de notre nouvelle maison à Terville : l’Hemera trail.

Pour cette course, il y en a vraiment pour tous les goûts : un 9, 17,  34 ou 53 km. Le choix est vite fait, le 53 km s’appelant le trail des calvaires (ce qui laisse présager tout le programme), le 34 km s’appelant le trail du lepreux (non mais, faut quand même pas déconner, j’ai un certain standing à tenir!)… non! ce sera le 17km appelé le trail du seigneur (ça, ça me va bien comme nom… sauf si le seigneur je le rencontre en cours de route en me prenant les pieds dans une racine et en me cognant la tête sur un arbre).

En plus, les organisateurs ont pris le soin d’organiser des courses pour les enfants. Cela fait la joie de mes 2 cocos qui, motivés comme jamais (comme dit maître Gimms… enfin,  ça doit être un truc dans le genre), m’ont fait sortir presque tous les soirs de la semaine afin de parfaire leur entrainement.

Donc c’est par ce beau matin de début septembre que je sors avec ma tenue habituelle, basket, short, t-shirt… pour rentrer direct à la maison aller chercher un suit manches longues parce qu’il y a de la brume et qu’il fait à peine 12 degrés… au moins on ne risque pas le coup de chaleur.le 112

C’est marrant de faire à peine ces 300 mètres pour se retrouver tout de suite dans l’ambiance. De nombreux traileurs et traileuses sont là dans une ambiance cool et décontractée. Quelques tours de stade, on regarde s’élancer les petits potos et leur Jeoelette (je suis toujours admiratif de leur courage et de leur bonne humeur), et on se prépare pour ce 17 km. Paradoxalement, contrairement aux courses sur route, ça ne se bouscule pas aux avant-postes (corroboratif de l’adage « le traileur est sympa et il ne fait pas ça pour la gagne »), si bien que quand le départ est donné, je me retrouve nous loin du groupe de tête (enfin tout est relatif… parce j’ai déjà perdu 10 mètres sur les premiers au bout de 200 mètres de course), ce qui me donne l’occasion de voir que les premiers  arrivent à se planter de chemin sur le stade et devoir passer sous le ruban de délimitation… ce qui est peut-être prémonitoire.  Il faut quelquefois se dire qu’il ne faut pas toujours suivre sans se poser de questions, même si ce sont des champions devant.

L’idée pour moi derrière ce trail, est aussi de pouvoir explorer les environs pour mes futurs entraînements. Mais on se retrouve vite à traverser un champs fraîchement retourné et je me dis que si je repasse par là au printemps quand il y aura des cultures, je risque de prendre un coup de fusil dans le derrière.

Puis on suit le ruisseau pendant un moment, en longeant un champs de maïs sans fin, à se demander si on n’a pas fait 3 fois le tour pour arriver à la surprise. Attention « spoiler » pour ceux qui vont faire cette course l’année prochaine, et qui ne veulent pas savoir… donc à eux, je leur dis en revoir et peut-être à bientôt sur le blog ou sur la course de l’année prochaine. Donc l’idée à ce moment-là est que l’on doit traverser le ruisseau, plein d’eau, je précise. Donc, étant un coureur plutôt orienté sur route, je me retourne vers un des bénévoles : « heu, par là? vous êtes sûr ? Je vais avoir les pieds mouillés! ? » et il me fait oui de la tête avec un sourire en coin. Donc je me lance à toute vitesse, comme si le fait d’aller vite pourrait empêcher à toute l’eau de rentrer dans mes baskets, qu’est ce qu’on peut être c.. quand on court quelquefois!

Donc pendant près d’un kilomètre, j’ai  les chaussures qui font ploc-ploc… mais c’était quand même rigolo.

A mi-course les choses sérieuses commencent, enfin la chose sérieuse puisque c’est une montée dans les bois qui consiste en l’essentiel du dénivelé de la course 300D+. Je suis un peu incertain au départ mais je cours quand même… pour finir au bout de quelques dizaines de secondes à me dire qu’il ne faut quand même pas déconner et de me mettre à marcher. Et c’est long et dur, ça tire sur tous les muscles qui peuvent tirer dans les jambes. Par contre l’avantage, c’est quand c’est fini, ben c’est fini, et après il y a plus qu’à laisser dérouler… sauf que les jambes sont un peu raides quand même.

Puis arrivé en bas on rejoint le tracé du 9 km. Honnêtement, ça tombe bien, parce que j’étais un peu seul pendant tous les derniers kilomètres, et de revoir du monde, ça fait plaisir. Par contre je ne suis pas sûr que je me suis fait que des copains… En effet, deuxième moment jouissif de la course, cadeau des organisateurs puissance 2 : on redescend dans le ruisseau mais pour cette fois courir dedans pendant plusieurs dizaines de mètres. On passe même sous un pont, donc cette atmosphère de courir dans l’eau dans le noir est une expérience qui me rappelle l’insouciance de mon enfance. Et ôté des premières foulées d’appréhensions, je m’en donne à cœur joie éclaboussant probablement au passage de nombreuses personnes (je m’en excuse maintenant, j’étais dans ma madeleine de Proust et dans mon enfance à ce moment-là). La fin de la course sera plus classique, avec un bruit de puic-puic au niveau des chaussures (puic-puic étant ploc-ploc puissance 2).

L’arrivée se fera juste au moment du départ de la course de mon fils, et j’ai donc la chance de pouvoir le voir et l’encourager lors de son passage. J’ai même la chance de pouvoir accompagner ma fille pour sa course à elle avec un peu de mal aux jambes quand même… En plus, ils ont été comblé de cadeaux : un frezbee, un pikatchu et une médaille… ce qui leur fait d’autant plus plaisir.Herera recompenses

Alors au final, définitivement oui je reviendrais l’année prochaine, non pas parce que j’habite à coté maintenant, mais parce que c’est une belle course qui mérite vraiment le détour.

Et pour le résultats, je termine 7ème, preuve qu’il en est que la première impression était la bonne quand ils se sont plantés au départ, je crois qu’il y en a une bonne dizaine qui ont dû rallonger l’expérience en se perdant dans les bois…. il ne faut pas toujours suivre celui qui nous précède… mais, j’espère quand même qu’on les retrouvera avant ce soir….

3 réflexions sur “Hemera trail… 17 km comme à la maison…

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