Le trail de Malling ou comment se perdre sans se perdre…

Tout commence quelques jours avant, quand je me décide de faire les 18km du trail de Malling. Arrivé à peu près au jeudi, au boulot, les activités du week-end commencent à devenir le principal sujet de conversation avec les collègues devant la machine à café.

« Alors qu’est-ce que tu as prévu pour ce week-end ? »

« Dimanche matin je vais faire un trail à Mall… à Malli.. euh à Mal..lin… enfin à MallING (à prononcer avec le vrai accent marseillais avec le G bien sonore à la fin)! Bref, je vais courir quoi ! »

Donc premier problème, je vais courir à un endroit mais je n’ai aucune idée de comment ça se prononce.

Vendredi, petit entrainement en forêt accompagné du doux soleil automnal, plaisir de courir avec les feuilles qui volent à chacun de tes pas.

Puis samedi soir arrive, un samedi soir tranquille après avoir couché les enfants où le calme s’impose avec sa douce quiétude…

« C’est quoi ce bruit ? »

« Ben, ça y est, c’est la pluie qui est arrivée et pas une petite… ça va être génial demain ! »

Et en effet, le lendemain matin, la pluie s’arrête enfin, peu avant mon arrivée à Malling (j’abandonne, je vous laisse choisir la prononciation!)

Il y a beaucoup de monde sur les lieux, des amis que j’ai le plaisir de voir ainsi que d’échanger quelques mots avant de s’installer sur la ligne de départ. Le signal est donné et on se retrouve vite les pieds dans la gadoue sur un petit chemin le long de la Moselle. La pluie a bien fait son travail si bien que ça devient très rapidement un pur travail d’équilibriste. Ça glisse à droite, à gauche, devant, derrière, je ne tombe pas mais ça ne passe pas loin à chacun de mes pas. Heureusement que mes crampons font tant bien que mal le job mais j’ai une petite pensée pour ceux qui n’avaient pas des baskets adaptées pour qui ça a dû être un vrai enfer.

Foret

Puis, les premières grimpettes dans la forêt arrivent. Je manque de peu de m’étaler dans une montée bien raide, mais heureusement que le coureur derrière moi pose sa main sur mes fesses pour me rattraper… et j’apprécie ce geste à sa juste valeur (« mais qu’est-ce qu’il t’arrive Pascal, tu craques? »).

Les conditions de course sont vraiment difficiles, mais j’adore ça, après tout, on est venu pour ça. La longue file de coureur s’étire et je me retrouve avec un petit groupe de 2 autres coureurs avec qui on a le même rythme. C’est toujours plus sympa de courir à plusieurs. C’est d’autant plus cool, que bon nombre de repères accrochés aux arbres pour le balisage ont été arrachés, si bien que ça devient presque de la course d’orientation. C’est vraiment chaud de se repérer à certains endroits.

Escalier

Puis, on arrive au second ravito et là, c’est le drame. La personne nous informe qu’on a dû se tromper de chemin et qu’on n’est plus qu’à 4 km de l’arrivée alors qu’on a fait que 8 km et qu’il devrait en rester 10. On se concerte, on se retourne et on voit que les coureurs derrière nous suivent donc nous décidons de ne pas faire demi-tour, tant pis pour le classement, il y a de toute façon peu de chance qu’on retrouve le bon chemin. On accélère donc (ben oui, c’est définitivement plus court). Arrivé au bénévole suivant, on lui demande en passant combien il reste.

« Je ne sais pas exactement, mais vous avez fait à peu près la moitié… » …. 

Ça ne colle plus, on ralenti, on s’est perdu ou pas?

Bon, 2 km après, on est toujours à jouer les équilibristes dans la boue au beau milieu de la forêt donc la sanction tombe : c’est pas nous qui nous nous sommes perdus, c’est plutôt la bénévole qui l’était un peu. Ça donne du baume au cœur, on est reparti dans la course.

La descente est épique, on évite avec brio les chutes, et on se retrouve au beau milieu des coureurs du 9 km pour qui ça a l’air vraiment compliqué ; on slalome et un de mes partenaires décroche. Puis arrivé à une belle descente, je vois mon deuxième copain de course qui glisse sur l’extérieur de sa chaussure et s’étale de tout son long dans la boue dans un splatch énorme. Il se relève immédiatement et s’élance à nouveau… très impressionnant mais pas bien grave.

Les trois derniers kilomètres repassent par le chemin de l’aller si bien qu’avec le passage des centaines de coureurs, c’est encore plus casse-gueule qu’auparavant. On croise quelques voitures du SAMU qui s’engagent sur ce même chemin ce qui nous fait assurer les derniers kilomètres avec plus de prudence.

L’arrivée se fait sous un soleil timide, on a vraiment eu de la chance que la pluie s’arrête. Puis je me dirige vers le buffet afin de trouver un peu de réconfort après cette belle course. Et là, je me retrouve devant un des plus beau buffet de fin de course que je n’aie jamais vu lors de ce type d’événement. Il y a plein de gâteaux délicieux, des crêpes au chocolat et même une tireuse à bière. C’est vraiment exceptionnel.

Buffet trail Malling

Mais je ne dois pas traîner, on est invité à midi donc je tourne le dos avec regret aux charmes de Malling (…), mais c’est pas grave je tâcherais de revenir l’année prochaine parce que la course vaut vraiment le coup…

En attendant, je retrouverais un peu de réconfort pour le repas de midi…

Margaux

 

 

 

4 réflexions sur “Le trail de Malling ou comment se perdre sans se perdre…

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