Le trail des Castors…

Bon alors là, j’ai besoin d’aide. Y-a-t ’il quelqu’un qui va pouvoir m’expliquer pourquoi ce nom  pour un trail ?

De mon côté j’ai 2 théories, mais je ne suis pas complètement sûr laquelle est la plus probable :

La première est peut-être pour faire l’analogie avec le coureur de trail qui, il est vrai pour certains, ont quelques points de ressemblance avec le castor : rongeurs appartenant à la famille des Castoridae dont les espèces actuelles sont de taille importante (pour des rongeurs), à poil dru gris-brun, avec de petites oreilles, de petits yeux et de grandes dents. D’ailleurs, je ne renierais pas la description assez ressemblante à mon état surtout le matin au lever du lit (au moins pour le poil dru et les petits yeux).

Ou alors, comme il semblerait que le castor ait été réintroduit en Lorraine en 1983 et se sont acclimatés, donc on va peut-être tomber dessus pendant le trail parce que le parcours a été établi dans un éco-environnement propice. Bon, j’avoue que cette possibilité ne me plaît guère dans la mesure où tomber sur un rat de 2kg me fait déjà assez flipper, alors je pense que si je tombais sur un rongeur de 10 fois ce poids, je serais bien capable d’exploser mon record personnel et de finir le trail à du 15km/h rien que pour me mettre à l’abri plus rapidement.

Après, c’est peut-être simplement parce qu’il pleut à peu près tous les jours depuis 2 mois, qu’il faut donc avoir des gènes de castor pour aller faire des trails dans les bois par ces temps-ci!

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Moselle
Ça, c’était la Moselle il y a encore 2 semaines, alors je vous laisse imaginer l’état des bois…

Bref, ce dimanche-ci, je me réveille avec des petits yeux, j’enfile mon K-Way jaune fluo parce que finalement je me dis que je n’ai pas le poil si dru que cela, et j’embarque toute la famille avec moi (il y a une course pour les enfants et il n’y a pas de raison que je sois le seul de la famille à jouer dans la boue). Par contre, il semblerait qu’on soit extrêmement chanceux, parce qu’il ne va pas pleuvoir ce matin! Donc direction la piscine à ciel ouvert de Florange…

Bon, quand je dis qu’il ne va pas pleuvoir, il faut le comprendre par « comparé à ces derniers temps, la petite bruine qui tombe, ça ne compte pas comme de la pluie ». Ça a l’air bien détrempé dans les bois et il ne fait pas bien chaud. Par contre, la météo n’a pas effrayé les coureurs et on se retrouve à 200 sur la ligne de départ, bonne ambiance  pour une des premières courses de l’année. Deuxième coup de pistolet (oui, l’organisateur avait déjà fait un coup d’essai quelques minutes auparavant, ce qui a eu pour effet de faire sursauter les enfants) et on s’élance.

Ou est Chalie
Où est Charlie ?

Un petit tour sur la route et on se retrouve rapidement dans les bois. Au bout de 500 mètres je me dis que ça risque d’être un peu compliqué, parce que ça glisse un peu dans tous les sens mais ça va…

2km plus tard, je suis déjà à bout de souffle dans la mesure ou l’énergie consommée à essayer de se rattraper sur les glissades latérales et à essayer de relancer vers l’avant est importante mais ne donne que peu de résultats probants. Au bout de 6km, je n’en peux plus et je dois me résoudre à laisser partir devant un copain de course avec lequel je suis depuis quelques kilomètres. Il restera pendant les 5 autres kilomètres à une vingtaine de mètres devant sans que j’arrive à combler le trou. Je me demande comment ça se passe derrière, parce que déjà ici, ça ressemble à du patinage à glace quand lors de ta 1ère séance, alors quand il y aura 150 gugusses qui seront passés, le terrain va être dans un tel état qu’il y en a qui risquent de perdre leur chaussures dans la boue malaxée…

Au bout d’un moment on commence à rattraper les gens qui on décidé de faire de la marche nordique sur le même parcourt (si si de leur plein gré), si bien qu’on essaye de faire tout ce qu’on peut pour ne pas les éclabousser de trop… Autant les autres coureurs, on s’en fout un peu vu l’état dans lequel on s’est tous retrouvés au bout de 3km (alors je vous dis pas au bout de 10km, il n’y avait plus grand chose à sauver ni de nous ni de nos vêtements), mais les marcheurs, on a un peu de remords…

10km de « OULA », « AHHH M…. », de SPLOUARCH (bruit qu’est censé faire un pas dans une flaque de boue de 10cm) plus tard, la sortie du bois s’annonce enfin. 500 mètres de terrain dur où enfin on retrouve des appuis et on peut à nouveau courir en ligne droite avant de passer la ligne d’arrivée.

Retour à la maison, les enfants me racontent leur exploits en exhibant fièrement leurs médailles. Allez, tout le monde au restau, on l’a bien mérité…

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Bon allez, finalement je crois avoir compris le pourquoi du nom de trail des castors. C’est en effet la première fois que je fais une course où 80% se fait dans la boue, sans aucun répit. C’était hyper exigeant, et il y a une bonne demi-douzaine de fois où j’ai failli m’étaler à quatre pattes dans la position du « castor »… et je suis sûr que c’est arrivé à plus d’un.

Par contre, même si c’était difficile, c’était une belle course extrêmement bien organisée … »et en même temps » (comme dirait notre président!), si c’était facile ça ne nous amuserait pas autant…

 

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