2020, l’année de la basket dans son carton

Mais quelle année!

On est presque heureux qu’elle soit bientôt derrière, même si on regarde avec beaucoup d’appréhension cette nouvelle année à venir.

Pourtant quand elle avait commencé, j’avais déjà les baskets bien accrochées aux pieds, et dans la tête, plein d’espoirs et d’envies sur toutes ces jolies courses, ces trails, ces semi et marathons que m’attendaient, moi et toute la communauté de runners. Mais il y a eu cette histoire de pandémie et de confinement, qui nous a tous laissé finement tout cons, nous et nos baskets.

Bon, heureusement qu’il y a eu quand même la course à pied cette année pour avoir une petite bouffée d’oxygène dans ces moments si anxiogènes (tiens, c’est marrant, je me retrouve à faire des rimes maintenant, cool!). Rétrospectivement, cette année peut se résumer en quelques mots. Laissez-moi les partager avec vous:

Basket : Oui, comme cette jolie paire de Nike que j’ai demandée au Père Noël l’année dernière, une de celles taillées pour la compétition. La publicité promettait qu’avec elles, tous les records tomberaient. Au final, la pub n’a pas menti, elles ont battu le record du temps passé dans leur carton d’emballage sans avoir jamais été utilisées (enfin une seule fois pour vérifier si elles étaient à la bonne taille). C’était pas forcément le record que j’avais prévu, mais bon, un record c’est un record et 2020 l’a validé!

Sac à dos : Ce petit sac à dos qui m’a accompagné dans mes entrainements pendant de longues semaines afin de trimballer mon attestation et ma carte d’identité. Cette fameuse attestation, je ne l’ai oubliée qu’une seule fois. Mais ce jour-là, j’étais psychologiquement et physiquement prêt à bien accélérer et tenter un record de vitesse si j’avais croisé un agent de la police municipale. Ca aurait été un bon test pour vérifier leur état de condition physique. Mais malheureusement, je n’ai croisé personne ce jour-là.

Adaptation : comme pour tous les coureurs cette année, il a fallu en permanence réajuster l’allure pour s’adapter aux nouvelles mesures ; on a tout eu :

‘Les activités sportives sont proscrites ‘,

‘Ah, vous c’est dehors… ok, vous pouvez aller courir alors, mais avec une attestation’,

‘Attendez, c’est ok mais pas trop loin, pas plus d’un kilomètre’,

‘… Non pas dans les parcs… quoi la forêt ? ah, non là, c’est beaucoup trop loin du monde’,

‘Quoi? en groupe, ben non c’est une pandémie quand même! Bon ok, mais à la queue leu leu et vous vous espacez de 10 mètres et vous ne crachez pas par terre bande de gros dégueulasses’,

‘Quoi tôt le matin pour éviter le monde? Ben non, avant 6 heures vous avez pas le droit de sortir c’est le couvre-feu…’

‘Ils sont quand même pas malins ces sportifs, c’est quand même simple à comprendre non?’ (…)

Lien social : Bon, c’est vrai qu’on a mis dans le même carton à chaussures que celui de mes baskets neuves, les courses entre potes, mais par contre j’ai le sentiment d’avoir créé un début de lien avec mon voisin. Enfin, celui qui pendant le confinement était accoudé à sa fenêtre parce qu’il n’y avait rien à faire, et qui me voyait passer 4 fois devant chez lui puisque je ne pouvais pas dépasser les 1km autour de la maison. Je crois que de me voir passer, à chaque tour un peu plus rouge, devait lui faire sa journée.

Nouveaux copains : Je les ai bien repérés, tous ces nouveaux futurs copains qu’on aura bientôt. Ils étaient facile à reconnaitre, tous ces nouveaux coureurs, avec leur vieux jogging retrouvé au fond de l’armoire, leur t-shirt en coton et leur baskets de tennis. Bon ça me faisait peut-être un peu sourire quand je les croisais, mais je rigolerais surement moins quand je reconnaitrais le même me doubler sur mon prochain semi-marathon!

Test Covid : Chaque entrainement a donné l’occasion de pousser mes limites et de contrôler si j’étais en forme physiquement, et donc de vérifier si je n’étais pas malade. Mon test Covid à moi en quelque sorte. Bon, ça vaut ce que ça vaut, pas sûr que ça soit complètement fiable!

Espoir : Rétrospectivement, on a pu voir que même dans les moments les plus compliqués, certains ont réussi à organiser des évènements et on su s’adapter (comme pour les quelques courses relatées dans certains précédents articles ICI pour l’Hemera trail et ICI pour l’escapade d’Olivier). J’y crois… cette période, c’est un peu comme un marathon. C’est long, c’est dur, tu n’en vois pas la fin mais il y a toujours une ligne d’arrivée, il faut juste savoir tenir jusqu’au bout.

Voilà, c’était une année avec un drôle de vocabulaire. En route maintenant vers cette nouvelle année 2021, il y a une belle paire de baskets qui n’attend qu’une seule chose, c’est de sortir de leur carton…

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